27.02.2011

Candidate libéro-radicale voilée ou quand la gauche joue les pères la pudeur

Petit coup de Joran sur le Léman. Madame Marlène Bérard, candidate libéro-radical, a porté le voile dans une mosquée. Sans qu'on le lui demande. De quoi effaroucher la clique gauchiste en cette période électorale. Cachez ce voile que je ne saurais voir ! Ces mêmes élus qui n'ont eu de cesse de favoriser l'immigration sous toutes ses formes et de prôner l'égalité entre citoyens suisses, étrangers et même clandestins, dénoncent courageusement une candidate bourgeoise pour avoir manifesté, sans doute, un excès de respect dans une mosquée. Et de retourner dès les élections passées à leurs gammes propagandistes du 261 bis.

A tous ces faux-jetons en mal de mandats électoraux, l'UDC-Genève rappelle qu'elle défend la liberté de croyance et de conscience pour tous ceux qui résident sur notre territoire. L'UDC exige aussi que les étrangers, quelle que soit leur confession, respectent scrupuleusement notre système juridique et notre Constitution. C'est pourquoi elle s'est opposée à la construction des minarets qui est l'expression de prétentions politico-religieuses. Ce que le peuple a compris alors que tous les partis, y compris celui de Madame Bérard, combattaient notre initiative. C'est pourquoi aussi l'UDC s'oppose catégoriquement au port du voile dans la fonction publique, la création de carrés confessionnels, l'introduction de jours fériés propres à l'islam et attend que tous les élèves fréquentent les cours obligatoires, y compris le cours de natation.

Pour l'UDC, la démarche de Madame Bérard, embuée d'une tolérance souvent coupable et peut-être même d'une méconnaissance de sa propre religion, n'est pas susceptible de provoquer un drame médiatique dominicale dont les principaux braillards seront les premiers à s'opposer au refoulement de milliers de musulmans qui s'apprêtent à envahir l'Europe après l'effondrement des dictatures moyen-orientales. Ce coup de gueule de la gauche prêterait à sourire si l'actualité n'était pas si dramatique.

 

 

13.02.2011

Votations cantonales : Mark Muller se ramasse une nouvelle fois !

(Communiqué de presse) Pas de fondation immobilière mammouth aux mains des copains libéraux ! C'est le message clair que la population genevoise adresse à Mark Muller après la découverte des graves dysfonctionnements de son département. Comment les électeurs pouvaient-ils lui faire confiance sur un dossier aussi important que le regroupement des fondations immobilières ? Ce résultat satisfait l'UDC qui s'est opposée à la proposition du magistrat libéral. Ce nouveau machin, d'une voilure financière difficile à évaluer et qui devait être remis clé en main à quelque petit copain de le République ne pouvait que provoquer la méfiance dans les rangs de l'UDC. Le chef du DCTI paie ainsi cash son épouvantable gestion du logement à Genève.

Quand au refus d'une amnistie fiscale, il semble que l'argument vertueux du Conseil d'Etat ait fait mouche auprès de la population. L'UDC, qui avait soutenu cette proposition devant le Parlement, note qu'une occasion parfaitement légale fera perdre plusieurs dizaines de millions de francs à l'Etat alors qu'au niveau fiscal, l'impact de la crise financière se fera sentir ces deux prochaines années. L'UDC se réjouit d'entendre l'exécutif genevois parler de moralité à l'occasion du budget 2012. Et de rappeler que celui-ci devra être équilibré, selon la promesse faite par le Conseil d'Etat dans son programme de législature 2009-2013.

 

08.02.2011

Marc Muller : devrons-nous aller jusqu'à la « révolte tunisienne » ?

 

C'est le plus grand scandale depuis la faillite de la Banque cantonale genevoise ! Le rapport de l'ICF sur la gérance des biens immobiliers cantonaux révèle bien plus qu'un fonctionnement désastreux d'un des services dirigés par le libéral Mark Muller, il révèle un système de copinage scandaleux au sein de l'Etat qui a entraîné non pas un manque à gagner mais d'importantes pertes financières pour l'Etat.

Cette affaire est très grave et elle doit être traitée publiquement. Alors que les résidants genevois recherchent désespérément des logements et que près de 20'000 d'entre eux s'établissent en France voisine, les libéro-radicaux placent depuis des années leurs copains dans les immeubles de l'Etat aux frais de l'Etat. L'UDC craint que le parti libéro-radical étouffe cette affaire par des artifices juridiques et quelques manœuvres politiques dont il a le secret. C'est pourquoi l'UDC invite les partis à signer et à débattre en urgence jeudi 10 février de sa résolution 658 (voir pièce jointe) pour que ce débat se déroule publiquement devant le Parlement, et non discrètement en commission, et qu'il y ait dans un premier temps un rapport du Conseil d'Etat sur cette sale affaire.

Si notre résolution devait être refusée, l'UDC comprendra que le Parlement joue la pendule. Elle pourrait alors être tentée de manifester avec le MCG le 18 février prochain devant le Palais Eynard et d'inviter les Genevois à faire leur « révolte tunisienne » !

Pour toute information:
Eric Bertinat, Député
Portable : 076 391 25 03

 

04.02.2011

Combien d'années faudra-t-il à Mark Muller pour mettre de l'ordre dans son département capharnaüm ?

Comme annoncé dans son communiqué de presse d'hier, l'UDC dépose la résolution suivante sur le bureau du Grand Conseil. Ce texte est ouvert à tous les groupes parlementaires et l'urgence sera demandée jeudi prochain.

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Proposition de résolution demandant une réorganisation totale et rigoureuse du DCTI, département capharnaüm digne d'une République bananière !

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

-      que le DCTI à été épinglé à des réitérées reprises tant par la Cour des comptes que par l'Inspection cantonale des finances (ICF) ;

-      qu'un rapport de l'ICF rendu fin 2010 a relevé de graves anomalies au sein du Service de la gérance du canton ;

-      que le Conseiller d'Etat actuellement en charge du DCTI a déclaré « avoir entrepris de remettre de l'ordre dans ce service après son entrée en fonction » ;

-      qu'à ce jour ces déclarations de bonne volonté ne se sont pas traduites par des résultats ;

-      que le DCTI a connu de multiples démissions parmi son personnel ;

-      que le DCTI n'est pas en mesure de relever les défis de la Genève de demain ;

-      que seul un remaniement en profondeur permettra de restaurer l'ordre et la confiance dans ce département ;

invite le Conseil d'Etat

-      à présenter dans les meilleurs délais un plan rigoureux de réorganisation du DCTI pour mettre un terme aux dysfonctionnements réguliers qu'il connaît ;

-      à annoncer au Parlement les actions entreprises depuis novembre 2005 par le chef du DCTI ;

-      à annoncer au Parlement les actions entreprises depuis la parution du rapport de l'ICF daté du 21 décembre 2010.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames et
Messieurs les députés,

Quand un scandale éclate dans notre République, cela nous surprend. Quand ce scandale émane du DCTI, cela ne nous surprend qu'à moitié !

Il faut dire que ce département accumule les casseroles et fait régulièrement la une de la presse pour ses prouesses. Dernière affaire qui éclate au grand jour : le service de gérance de l'Etat et les privilèges qu'il accordait indûment à des tiers. Pourtant confidentiel, les points forts du rapport de l'Inspection cantonale des finances sont relatés par la presse. Ainsi, sur 129 pages, le rapport ne dresse pas moins de 49 griefs à ce service du DCTI. Parmi ces griefs on mentionnera la location d'une villa à vil prix, 411 soi-disant locataires mais exemptés de loyer, des parkings mis gracieusement à disposition, des loyers non indexés ou encore des critères d'attribution dont sont absents les intérêts de l'Etat. Au bout du compte, l'Etat a perdu des millions de francs suite à ces pratiques frauduleuses et acquis une image de République bananière, indigne d'un canton suisse !

Cette nouvelle casserole frappant un service du DCTI vient s'ajouter à une liste déjà très longue. En juin 2009, la Cour des comptes rendait son rapport concernant l'audit de gestion relatif au centre de technologies de l'information (CTI). Dans le rapport, leurs auteurs relèvent de nombreux dysfonctionnements, comme dans les ressources humaines, le pilotage des systèmes d'information et dans l'éthique de certains engagements. Le CTI avait l'habitude de recourir à la sous-traitance, le rapport indiquait que sur 541 temps pleins, 211 sont employés par des entreprises externes et détachés à l'Etat. Au bout du compte, c'est le contribuable qui fait les frais de cette gestion calamiteuse...

Plus récemment, c'est l'utilisation atypique des recettes provenant des loteries et paris sportifs -activité rattachée au DCTI jusqu'à fin 2009- destinées à l'aide au sport que la Cour des comptes a mis en évidence. Le patron du DCTI a affecté des sommes en contradiction avec les buts légaux de défense du sport amateur et l'encouragement de l'éducation physique. Par exemple, en 2007, 200 000 F ont étés alloués au comité exploratoire en vue de l'organisation des Jeux Olympiques 2018 à Genève.

Installé aux commandes du DCTI depuis décembre 2005, le Conseiller d'Etat en charge de ce département aura eu plus de 5 ans pour y mettre de l'ordre. Ses récentes déclarations sur les ondes de la RSR, dans lesquelles il assure s'être attelé dès son entrée en fonction à la résolution des problèmes que connaissait le Service de la gérance du canton, résonnent comme les aveux d'une incapacité à gérer un tel département.

Le DCTI, tel un navire en perdition, ne semble plus avoir de véritable capitaine à son bord. En cas de pépin, la patate chaude est renvoyée par le chef à ses subalternes, renforçant le sentiment de la population d'une absence de hiérarchie dans ce département.

Au cours de l'année passée, le DCTI a par ailleurs connu une série de démissions. Divers collaborateurs occupant des postes stratégiques ont préféré quitter le vaisseau avant qu'il ne sombre et rejoindre le secteur privé.

Pourtant les défis que Genève doit relever pour assurer le bien-être de sa population sont nombreux. Alors qu'un solde migratoire conséquent entraîne une forte croissance démographique, la construction de logements ne suit pas et la promesse du Conseil d'Etat de réaliser 2500 logements par an devient une utopie.

Lassés des scandales à répétition d'un département laissé à l'abandon, les Genevois exigent des réponses. Jusqu'à présent, la population a payé les pots cassés de cette gestion calamiteuse et souhaite voir le DCTI remis à flot. Pour y parvenir, seule une réorganisation en profondeur le permettra.

Au bénéfice de ces explications, nous vous remercions, Mesdames et Messieurs les députés, de réserver un bon accueil à cette proposition de résolution.

 

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